
Restauration : enjeux d’attractivité en 2025
En 2025, le secteur de la restauration est plus que jamais confronté à une pénurie de personnel qualifié. Les employeurs du secteur mettent en place diverses stratégies pour attirer et retenir les talents, afin de pallier cette situation critique. En plus des mesures financières et fiscales mises en place par le gouvernement (comme l’aide exceptionnelle de 6 000 € pour les contrats d’apprentissage), la restauration s’engage sur des axes plus structurants pour améliorer l’attractivité du secteur et répondre aux attentes des travailleurs.
Revalorisation des conditions de travail
L’une des premières mesures pour renforcer l’attractivité de la restauration en 2025 est la revalorisation des conditions de travail. Face à des métiers parfois perçus comme difficiles, les employeurs cherchent à offrir des salaires plus compétitifs, en phase avec les exigences du marché. À cela s’ajoutent des avantages sociaux plus généreux, tels qu’une meilleure couverture santé, des cotisations retraite améliorées, et des mesures visant à mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Des horaires de travail plus flexibles, notamment par l’adoption de la rotation des plannings et la possibilité de travailler à temps partiel, sont également proposées. Ces ajustements permettent d’attirer des talents en quête d’une plus grande souplesse dans l’organisation de leur emploi du temps, tout en fidélisant les employés actuels.
Ces initiatives visent à améliorer la qualité de vie des employés, facteur essentiel pour maintenir un climat de travail positif et réduire le turnover, particulièrement élevé dans le secteur de la restauration.
Diversification des contrats et encouragement de l'auto-entrepreneuriat
Pour répondre aux besoins variés de son personnel, la restauration explore des formats contractuels plus flexibles. Outre les contrats en CDI et CDD traditionnels, de plus en plus d’employeurs recourent aux missions d’extras et à des contrats intérimaires. Ces solutions permettent aux restaurateurs de s’adapter aux fluctuations de la demande, tout en offrant aux travailleurs plus de liberté dans l’organisation de leur activité.
De plus, de nombreux établissements encouragent l’auto-entrepreneuriat, une tendance qui gagne du terrain dans le secteur. Les chefs de cuisine, serveurs, et même pizzaiolos, peuvent ainsi travailler en tant qu’indépendants, tout en bénéficiant de l’infrastructure et de l’accompagnement des restaurants partenaires. Cela permet aux travailleurs de gérer leurs horaires et leur charge de travail tout en restant connectés à des établissements réputés.
Cette flexibilité dans les formats contractuels est particulièrement attractive pour des profils plus jeunes, en quête de liberté, mais également pour ceux qui souhaitent mieux gérer leur équilibre entre vie personnelle et professionnelle.
Formation et inclusion des travailleurs étrangers
En réponse à la pénurie de main-d’œuvre, le secteur de la restauration met un accent particulier sur la formation et l’inclusion. Des programmes de formation à destination des demandeurs d’emploi, des travailleurs étrangers et des jeunes sans qualification sont intensifiés. Ces programmes visent à faciliter l’intégration des nouveaux talents dans le secteur, tout en leur offrant une montée en compétences rapide.
La formation continue est un levier essentiel pour garantir l’employabilité et la montée en compétences des équipes, avec des formations qui s’adaptent aux besoins spécifiques des restaurateurs (management, cuisine, service, etc.).
Par ailleurs, le secteur de la restauration s’engage également dans des initiatives d’inclusion sociale, en mettant l’accent sur la diversité et l’intégration des personnes issues de l’immigration. L’embauche de travailleurs étrangers, souvent plus enclins à occuper des postes en cuisine ou dans les services, est une solution à la fois pour répondre à la demande croissante de personnel qualifié et pour promouvoir un secteur plus inclusif et représentatif.
Ces efforts de formation et d’inclusion sont essentiels pour renforcer la compétitivité du secteur en 2025 et pour créer des conditions de travail qui favorisent l’intégration durable des travailleurs.
Maxime FAVREAU
RESPONSABLE COMMUNICATION ET FORMATION BAR Communicant et pédagogue, Maxime organise des évènements, créé des contenus vidéo et photo sur la vie du centre tout en formant des futurs barmans.